Arthur H

Arthur H

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Vidéos

En live

  • 27/10 PARIS (75) Le 104
  • 08/11 RENNES (35) – L’antipode
  • 09/11 CAEN (14) – Le big band café
  • 10/11 BREST (29) – La carène
  • 16/11 LYON (69) – Le transbordeur
  • 17/11 LIMOGES (87) – J.Lennon
  • 19/11 GENEVE (CH) – L’Usine
  • 20/11 EINDHOVEN – Muziekgebouw (Rain Dogs Revisited)
  • 22/11 PARIS (75) – Salle Pleyel (Rain Dogs Revisited)
  • 23/11 NANTES (44) – Paul Fort
  • 24/11 BORDEAUX (33) – Club Barbey
  • 25/11 CAHORS (46) – Les Docks
  • 02/12 STRASBOURG (67) – La laiterie
  • 09/12 VILLEJUIF (94) – Théâtre
  • 10/12 ST GERMAIN EN LAYE (78) – La Clef
  • 15/12 AGEN (47) le Florida
  • 16/12 MARSEILLE (13) – Le Cabaret Aléatoire
  • 17/12 GENÈVE (CH) – L’Usine
  • 09/02 COURBEVOIE (92) – Espace Carpeaux
  • 10/02 ST OUEN L’AUMONE (95) – Théâtre
  • 11/02 GUERET (23) – La Fabrique
  • 02/03 PONTCHATEAU (44) – Le carré d’argent
  • 03/03 ANGERS (49) – Le quai
  • 09/03 CHASSIEU (69) – Théâtre de Chassieu
  • 10/03 HOUILLES (78) – Salle Ostermayer
  • 14/03 PARIS (75) – Casino de Paris
  • 16/03 EPINAL (88) – Scène des Vosges
  • 21/03 LA ROCHE SUR YON (85) – Le Manège
  • 22/03 AVOINE (37) – Centre culturel
  • 23/03 CHATILLON (92) – Chrorus
  • 10/04 VELIZY (78) – L’Onde
  • 13/04 DIEPPE (76) – DSN
  • 14/04 TORCY (77) – Espace Lino Ventura

Baba love. Un titre qui sonne comme une ode à l’amour. Dans sa quarantaine, Arthur H nous livre un album aussi mature qu’audacieux. Mu par un désir impératif de liberté, il a largué les amarres, monté sa propre boîte de production et d’édition, changé de musiciens, confirmant sa réputation d’ovni musical, aventurier tous risques.
La musique est là, sobre, élégante, moderne, classieuse. Pour ce faire, une équipe de choc. Le jeune Joseph Chedid à la guitare, une section rythmique infernale tenue par Aymeric Westrich et Alexander Angelov des groupes Aufgang et Cassius accompagnés de Vincent Taurelle, entre autre pianiste du groupe Air. Le tout réalisé par Arthur H et Derya Uzun, son compagnon de son. Enregistrement à la cosaque, sur bandes analogiques au Studio Black Box. Un Steinway, un Yamaha, un Vox Electra, l’orgue des Doors, Un Rhodes 1974 et un Mellotron antédiluvien, le sampler des sixties. Un son pur et organique, un espace musical libre où il fait bon s’abandonner.

Arthur H se balade, il se perd et on le suit, toujours plus loin. Il nous livre la quintessence de ce qu’il sait faire le mieux, de la poésie avec de la musique. Pas de consensus, pas de faux-semblants, pas de sentimentalisme gratuit, juste une livraison immédiate d’émotions pures. Les ingrédients : de l’amour, de l’art, de l’humour, des voyages, du sexe.
Équipe de choc, invités d’honneur. Jean-Louis Trintignant, qu’on ne présente plus, Saul Williams, chanteur poète américain considéré comme l’une des grandes figures du hip-hop soul, la délicieuse et très solaire Izia et la mystérieuse Claire Farah.
La voix d’Arthur est complètement libérée, chaude, légère, vivante, passant sans difficulté du grave à l’aigu, avec une diction précise et efficace. La langue française vit et vibre dans le palais ultrasensible de notre French cow-boy. Comme dans Prendre corps, un poème fleuve de Ghérasim Luca, un délire sexuel porté à l’incandescence digne des meilleurs Gainsbourg. Ou encore L’Ivresse des hauteurs, un conte fantastique et mystique porté par les timbres hypnotiques de Trintignant et de H. Des mots qui sonnent, des mots qui claquent, en français comme en anglais. On n’a jamais entendu rapper Arthur avec une telle puissance sur Basquiat, un hip-hop funk-rock bâtard sur le peintre rock-star où sa voix se marie à la perfection avec celle du grand Saul Williams, un des inventeurs du slam new-yorkais.

L’Homme du Monde a grandi et Adieu Tristesse semble loin derrière nous, du coup Baba Love nous communique une joie explosive, une quête du sentiment amoureux, un abandon heureux. C’est La Beauté de l’amour, L’Ivresse des hauteurs, l’Arc en ciel, Un rayon de soleil, c’est BABA LOVE !
Melinda Brosse

Si dans L’homme du monde, le garçon avait exceptionnellement abandonné le clavier pour la guitare, son parcours musical a toujours été lié à son univers pianistique. Malgré un apprentissage sur le tard (vers 13-14 ans), ce fils et petit-fils de pianiste a vite compris qu’il avait cet instrument dans la peau.

Depuis ses débuts, il en a joué de toutes sortes. Rarement pourtant avait-il pris autant de plaisir qu’avec la merveille qui l’attendait à Saint-Rémy-de-Provence. Avec cet immense Yamaha noir (modèle CFIIIS, très prisé des musiciens classiques), Arthur H a trouvé le compagnon idéal pour parer d’élégance la nudité de son parti pris. La classe caressante de l’instrument lui a permis d’assumer le dépouillement radical de ses réinterprétations.

A ses débuts, à l’aube des années 1990, cet admirateur de Gainsbourg avait hérité de Tom Waits l’envie de raconter des histoires d’aujourd’hui avec les instruments d’hier. A partir de l’album Trouble-fête (1996) et surtout de Pour Madame X (2000), ce fan de Portishead a compris que son talent hybride pouvait inviter le groove des machines, l’électro et la transe à festoyer avec la chanson, la poésie rock et le psychédélisme pop. La sobriété piano-voix de Mystic Rumba fait renaître les personnages de ce scénariste né _ la culturiste Annabelle, la dame de Shanghai, Nancy et Tarzan, Marilyn, Lily Dale, Les trois petits nains… _ dans d’autres décors. Avec une délicatesse et une retenue, transmises aussi à son chant, le pianiste cisèle de nouveaux arrangements impressionnistes pour des émotions « près de l’os ».

Discographie

Photos